Véganisme abolitionniste

Pourquoi nous sommes tous véganes?

Ou presque tous, devrais-je préciser, pour ne pas froisser les âmes sensibles de certains carnistes convaincus, ceux qui ignorent ou ne veulent pas savoir qu’ils le sont aussi.

Telle est en tout cas mon hypothèse inspirée du livre de Melanie Joy dans Introduction au carnisme, Pourquoi aimer les chiens, manger les cochons et se vêtir de vache. Et cette hypothèse est loin d’être farfelue, compte tenu des arguments pour le moins douteux portés par l’idéologie carniste afin de justifier le massacre annuel de milliards d’êtres sensibles et intelligents pour notre petit plaisir gustatif ou pour être chic…

Je vais donc essayer dans ce blog de faire le tour des arguments des carnistes afin de montrer, peut-être, que les carnistes sont des véganes qui s’ignorent, ou même parfois des véganes refoulés, ce qui est certainement plus compliqué à démêler. Je pars du principe que dire de quelqu’un qu’il est végane n’est pas une injure, qu’il s’agit en fait de le ramener à ce qu’il est au plus profond de lui-même, du moins dans le contexte qui nous intéresse, à savoir notre relation avec les êtres sentients dont font partie les êtres humains.

Il est bien sûr facile de proposer l’hypothèse contraire, à savoir que nous sommes tous des carnistes et parfois des carnistes refoulés en ce qui concerne les véganes. Cette hypothèse n’est d’ailleurs pas vraiment une hypothèse de la part des carnistes parce qu’il s’agit bel et bien de la doxa dans laquelle nous baignons, pour ne pas dire de l’idéologie par laquelle nous sommes formatés depuis notre enfance. Je tenterai de montrer que cette idéologie est bâtie sur des arguments fallacieux qui ont pourtant le vent en poupe, c’est le moins qu’on puisse dire. En ce sens, il sera intéressant de tenter de démonter point par point les sophismes perpétrés par les carnistes, qu’ils soient philosophes reconnus ou journalistes de la presse mainstream.

Pourquoi, nous sommes tous véganes? Parce que toute personne saine d’esprit, honnête avec elle-même, qui s’informe un minimum et qui met ses préjugés entre parenthèses, ne peut pas ne pas vouloir être végane, au minimum.