Véganisme abolitionniste

Stop eating animals

Je reviens d’une semaine de vacances sur une île magnifique dont le climat est idéal pour la culture de fruits et de légumes. Comme les saisons sont très peu marquées, plusieurs récoltes sont possibles tout au long de l’année. Je peux très bien y imaginer de beaux projets de permaculture multipliant encore les récoltes. Certains y existent déjà, mais…des animaux y sont exploités.

Toute l’île pourrait être un paradis pour véganes et pour les animaux, mais les gens y ont choisi…la mort des animaux. Parce qu’apparemment, il n’y a que ça de vrai.

De retour donc après cette semaine avec un arrière goût amer. Et ces remarques de personnes qui visiblement ne comprennent rien au véganisme: c’est mon extrémisme qui me donnerait ce goût amer. Et du véganisme aux addictions, à l’alcoolisme, aux troubles alimentaires etc., il n’y aurait qu’un pas.

Difficile de faire comprendre le véganisme à quelqu’un qui se prétend ouvert, mais qui ne comprend pas que le véganisme, c’est pour les animaux et pour la vie. On a beau répéter: on est végane pour les animaux et non pour quelque onanisme intellectuel ou sensuel. Mais rien n’y fait. Bien sûr l’argument du « cri de la carotte » revient tout le temps: les plantes souffrent aussi, elles sont intelligentes On a beau leur expliquer que pour produire une calorie de viande, il faut de 3 à 11 calories de plantes, qu’il est donc mathématiquement bien mieux pour les plantes de se nourrir directement d’elles…rien n’y fait, les chiffres nous mentent probablement. L’autre jour, un ami m’a sorti sans broncher que les bouleaux souffrent quand on extrait le sucre de bouleau, mais en ce qui concerne le bifteck, c’est différent, c’est normal, c’est depuis toujours comme ça et patati et patata. Cela me ferait rire si ce n’était aussi tragique. Chers carnistes, faites en l’expérience et comparez: coupez une salade avec un couteau et tranchez la gorge d’un poulet et dites-moi après ce qui est pire…euh, sans mauvaise foi si vous en êtes capable.

Visiblement, la connaissance n’est pas conscience. On peut très bien savoir quelque chose sans en comprendre les implications: savoir sans conscience. Et puis, au lieu de dissonance cognitive ou de schizophrénie morale on peut bien parler d’acrasie pour se donner un genre et bonne…conscience, le problème n’est pas là et les choses sont beaucoup plus simples: arrêtez de manger des animaux pour les animaux, pas pour vous!